À l’école, on bouge! : optimiser l’activité physique à l’école
Dans le cadre de la mesure instaurée par le ministère de l’Éducation, « À l’école, on bouge! », Nadège Plu, enseignante de deuxième année à l’école Jacques-Rocheleau à Saint-Basile-le-Grand, a initié sa classe à un marathon de marche.
« C’est difficile de bouger dans une classe. De plus, il arrive que les enfants ne sortent pas à l’extérieur lors de la récréation à cause de la température, explique l’enseignante. Selon le minis-tère de l’Éducation, les enfants doivent bouger au moins 60 minutes par jour. Pour notre activité de marche, on sort, beau temps, mauvais temps.
On s’habille en conséquence et on part. En plus de faire de l’exercice, ça nous per-met de découvrir la ville. On découvre des endroits comme la mairie, la biblio-thèque, l’église, la caserne de pompiers. On parle de l’histoire de Saint-Basile. De plus, on a visité une résidence pour per-sonnes âgées. »
Beau temps, mauvais temps, ils marchent deux fois par semaine (lundi et mardi) pendant environ 25 minutes. Des parents se portent volontaires pour accompagner le groupe lors de leurs sorties. « Ça permet aux enfants de passer du temps avec leurs amis, de se parler de leur fin de semaine. De plus, on découvre des endroits comme la mairie, la bibliothèque, l’église, la caserne de pompiers. On parle de l’histoire de Saint-Basile. De plus, on a visité une résidence pour personnes âgées », explique l’enseignante.
Nadège Plu espère compléter avec sa classe deux marathons d’ici la fin de l’année. Le premier marathon vient tout juste d’être complété mardi dernier.
Effets bénéfiques
Il existe plusieurs effets bénéfiques à ce type d’initiative. « Il y a un sentiment d’appartenance lié au groupe. Les enfants se sentent privilégiés, puisqu’ils sont presque les seuls élèves à profiter de cette activité dans l’école.
Au retour de notre marche, les enfants sont plus concentrés, ils ont un meilleur comportement en classe.
J’arrive à leur enseigner toute la matière même si j’ai un peu moins de temps. Les enfants sont beaucoup plus réceptifs et performants après avoir fait de l’exercice », explique Mme Plu.
Selon une étude de Statistique Canada, l’activité physique régulière chez les enfants et les jeunes contribue à améliorer le taux de cholestérol, la pression artérielle, la composition corporelle, la densité osseuse, la condition physique, le rendement scolaire ainsi que d’autres aspects de la santé mentale, dont l’estime de soi. « Ça diminue le stress et l’anxiété. De plus, ça nous permet de connecter avec nos élèves.
Ça nous permet d’échanger, confie l’enseignante. Cette activité nous permet également des apprentissages. On parle de notre corps, nos muscles, nos articulations, notre cerveau. »
