Saint-Basile : un tournoi de minihockey pour la Fondation CHU Sainte-Justine

Deux enfants âgés de 12 ans ont mis sur pied un tournoi de minihockey à Saint-Basile-le-Grand. L’événement, tenu samedi, a permis de récolter une somme de 600 $ pour la Fondation CHU Sainte-Justine. 

« Nous avons organisé ce tournoi pour le plaisir des enfants », répondent Jimmy Pilon et Mathieu Beaudette, les initiateurs de ce rendez-vous sportif.

Le journal les a rencontrés samedi alors que le tournoi de minihockey tirait à sa fin.

Cinq formations étaient inscrites à l’activité. Plus d’une quarantaine d’enfants âgés de 7 à 10 ans jouaient ensemble dans le gymnase de l’école Jacques-Rocheleau. À l’extérieur, des parents bénévoles s’affairaient à la cantine avec les hot-dogs et autres collations. 

Le Drakkar disputait alors la finale de bronze avec le Grizzly. Sur l’autre terrain, l’équipe des Loutres d’Or affrontait les Guerriers en finale de la médaille d’or.  

Pour la Fondation CHU Sainte-Justine

Mais outre les résultats, les profits recueillis (coût d’inscription des équipes et les ventes à la cantine) à cet événement seront remis à la Fondation CHU Sainte-Justine. « Nous avons choisi la Fondation Sainte-Justine parce que nous avons un ami qui a été malade, petit. Un problème avec ses jambes. Sainte-Justine l’a guéri », raconte Mathieu Beaudette.

Chaque petit club a payé 25 $ (2 $ par joueur) pour prendre part au tournoi de minihockey. Le reste des profits provient des ventes à la cantine. Quelque 200 personnes ont assisté aux matchs, incluant les enfants.

Dans la cour de l’école de la Mosaïque 

La genèse de cette histoire s’est amorcée dans la cour de l’école de la Mosaïque, aussi à Saint-Basile-le-Grand, avec des parties de minihockey organisées. « Nos petits frères jouaient à chaque récréation. À la fin de l’hiver, il n’est plus permis de jouer. Nous, on voulait leur trouver un tournoi, mais il n’y en a pas vraiment. Nous avons donc créé notre propre tournoi. »

Jimmy Pilon et Mathieu Beaudette ont ramassé l’argent nécessaire pour la location d’une salle municipale (gymnase de l’école Jacques-Rocheleau) et mettre leur projet sur pied. Le duo a vendu 150 $ de limonade. Les amis ont aussi organisé une vente-débarras lors de laquelle ils ont obtenu 50 $ en vendant jeux de société, jouets et équipement de sport. 

« Ce qui a commencé par de simples parties de minihockey dans la cour de l’école de la Mosaïque s’est transformé en un véritable projet entrepreneurial », commente une maman bénévole rencontrée sur les lieux, Geneviève Picotte.

Derrière ce projet se trouvent aussi des parents qui ont soutenu les enfants dans leurs démarches tout en les laissant prendre le leadership de l’organisation.

Au-delà du sport, cette initiative témoigne de la créativité, de la persévérance et de l’esprit entrepreneurial de jeunes qui ont choisi de transformer une passion commune en un rendez-vous sportif rassembleur pour leur communauté.

Un succès

Selon les deux organisateurs – ils n’ont pas pris part aux matchs -, leur initiative est, malgré quelques imprévus, un succès.

L’idée d’un deuxième tournoi germe peut-être même déjà dans leur tête. Une chose est sûre, la volonté est là.