Saint-Basile : un radar pédagogique sur la rue Jean-Charles-Michaud

Depuis plusieurs mois, des citoyens résidant sur la rue Jean-Charles-Michaud, à Saint-Basile-le-Grand, ont apposé des pancartes invitant les automobilistes à respecter la limite de vitesse, fixée à 40 km/h. Récemment, un radar pédagogique a été installé sur la rue.

« Notre moyen de pression avec les affiches a porté fruit! La Ville a installé un radar sur notre rue pour afficher la vitesse », se réjouit Jean-Benoit Sarrasin, citoyen du secteur. Il rapporte que certains résidents de la rue essaient de faire bouger les choses depuis plus de 20 ans, et que les affiches persistantes ont permis de faire avancer le dossier en moins d’un an.

Lors du passage du journal sur la rue, après l’installation du radar pédagogique, des pancartes en lien avec la Saint-Valentin étaient installées sur certains terrains. « Amoureux de vitesse? Nous, ici c’est maximum 40 », indique le message, accompagné de quelques cœurs et de deux cupidons.

Selon le ministère des Transports et de la Mobilité durable, le radar pédagogique est un panneau lumineux qui affiche instantanément la vitesse à laquelle circule un usager de la route. Celle-ci peut être accompagnée d’un court message de rétroaction visant à encourager les conducteurs à ralentir lorsque la vitesse réglementaire est dépassée. Le radar pédagogique sert à sensibiliser les usagers de la route à l’adoption d’un comportement sécuritaire et ne peut pas servir à sanctionner une infraction au Code de la sécurité routière.

Depuis plusieurs mois

Étant la seule artère où il est permis de tourner à gauche à partir du boulevard Sir-Wilfrid-Laurier, cette rue résidentielle étroite est empruntée par les automobilistes pressés pour éviter d’attendre à la lumière à l’intersection de la montée Robert. Les résidents du secteur déploraient un manque de sécurité, notamment pour les enfants qui habitent le quartier.

À l’automne, la conseillère du district 1 de La Montagne, Laurie-Line Lallemand-Raymond, constatait également que la circulation de transit sur Jean-Charles-Michaud et le manque de civisme de plusieurs automobilistes nuisent au sentiment de sécurité et à la quiétude des citoyens du secteur. Elle-même résidente du secteur, elle souligne que plusieurs autres rues vivent des problématiques similaires, dont Belainsky, Taillon Ouest et Audet.