Saint-Basile : un parc canin en projet pilote
À Saint-Basile-le-Grand, le conseil municipal ira de l’avant avec le parc canin, du moins en projet pilote. L’emplacement devrait être annoncé lors de la séance du conseil du lundi 1er juin.
« Nous allons tester un projet pilote », mentionne en entrevue la mairesse de Saint-Basile-le-Grand, Kim Méthot.
« Nous leur avons dit de ne pas trop dépenser. De l’eau et une clôture, le reste, c’est moins essentiel. » – Sylvie Lamy
Le lieu de ce projet pilote pour le parc canin reste toutefois à dévoiler. Le dossier devrait être évoqué lundi, lors de la séance de juin. « Nous travaillons avec les dames qui vont au parc du Ruisseau et qui nous ont abordés dans les dernières semaines en séance publique. Nous voulons le meilleur projet pilote possible, assure Kim Méthot. Ça fait longtemps que nous en parlons à Saint-Basile que nous n’avons pas de parc canin. Nous pensons avoir trouvé un emplacement que nous allons dévoiler dans les prochaines semaines, probablement à la prochaine séance. »
Rencontre
Récemment, ces « dames qui vont au parc du Ruisseau » ont rencontré les autorités municipales pour discuter du parc canin. Rappelons que depuis quelques mois, la demande d’un parc canin à Saint-Basile-le-Grand a refait surface. Certains sont réfractaires à l’idée, d’autres sont plutôt agacés par le coût qu’un tel projet pourrait engendrer. Puis il y a les propriétaires de chiens qui souhaitent et demandent un tel endroit depuis plusieurs années. Depuis quelque temps, certains d’entre eux se réunissent avec leurs chiens sur l’un des terrains de baseball du parc du Ruisseau. Ce qui est contre le règlement.
« Nous avons rencontré la direction du Service des loisirs de la Ville, Mme Martine Lapointe, entre autres. Elles ont écouté ce que nous avions à dire. Nous avons fait des propositions. C’était une belle rencontre. Nous avons aimé leur ouverture. Nous nous sommes fait entendre », témoigne la Grandbasiloise Sylvie Lamy. Elle fait partie de ces citoyens qui poussent pour un parc canin.
En rencontre, elles n’auraient demandé que les besoins essentiels, soit une zone clôturée, de l’eau, une entrée à deux portes pour la sécurité des chiens, de l’ombre. « Nous leur avons dit de ne pas trop dépenser. De l’eau et une clôture, le reste, c’est moins essentiel. Les chiens sont heureux quand ils se voient. »
En séance du conseil, le regroupement proposait le parc du Ruisseau pour y implanter un parc à chiens. Or, la Ville soutient qu’il y a déjà beaucoup d’installations dans ce parc. « Tous ceux qui viennent déjà au parc du Ruisseau avec leurs chiens, ce sont des citoyens du coin. C’est un parc assez central. Selon moi, ce ne sera pas là. Je pense que la Ville a déjà un projet et sa propre idée du lieu. L’idéal, c’est de pouvoir y aller en transport actif », insiste Sylvie Lamy.
Des progrès
Si projet pilote il y a et qu’il va de l’avant, c’est le plus loin que le dossier de parc canin aura été depuis les 10 dernières années. « En ce qui me concerne, je trouve que le dossier a beaucoup avancé. Beaucoup plus que dans les dernières années. Déjà d’avoir un projet pilote concret à présenter à la population, c’est le plus loin que nous sommes allés jusqu’à maintenant. Dans le passé, le plus loin, c’était la consultation, qui n’avait pas abouti sur un projet concret. Cette fois, nous tentons quelque chose. Nous verrons ce que ça va donner », poursuit la mairesse.
Au journal, Kim Méthot rappelle que certains citoyens disent ne pas vouloir de parc canin et que d’autres en désirent un. « C’est difficile de faire plaisir à tout le monde. Nous faisons au mieux avec les informations et les demandes que nous avons de part et d’autre. Nous avons trouvé le juste milieu. Nous allons tester un projet pour voir ce qu’il serait possible d’avoir à Saint-Basile, trouver une façon agréable de cohabiter entre humains et animaux sur le territoire », dit-elle.
Pourquoi la controverse
Quand on lui demande pourquoi le dossier du parc canin est un « sujet délicat qui fait réagir », la mairesse répond que c’est dans toutes les villes, donnant l’exemple d’un cas de fermeture à Beloeil il y a un an. « Il y a des enjeux de cohabitation. Les chiens, c’est bruyant. Il y a des odeurs rattachées aux excréments. Je dis souvent que c’est comme la coriandre, on aime ou on n’aime pas. Avec les animaux, c’est un peu la même chose. J’adore les chiens, mais des chiens qui jappent autour de chez moi, ça peut me causer de l’inconfort ou du dérangement. Je comprends les gens qui ne veulent pas que, tout à coup, 20, 30, 40 chiens viennent à côté de chez eux tous les jours. C’est un dossier délicat, reconnaît Mme Méthot. C’est pourquoi nous voulons l’adresser de la bonne façon. »
