Parc national du Mont-Saint-Bruno : encore des cerfs en trop
La Société des établissements de plein air du Québec (Sépaq) s’apprête à abattre jusqu’à 400 cerfs de Virginie au parc national du Mont-Saint-Bruno et au parc des Îles-de-Boucherville.
« Une opération de contrôle de population doit effectivement être menée pour une troisième année consécutive dans les parcs nationaux des Îles-de-Boucherville et du Mont-Saint-Bruno », confirme au journal Les Versants le porte-parole de la Sépaq, Simon Boivin.
Rappel
Au cours des deux dernières années, au début du mois de décembre, la Sépaq a abattu des cerfs de Virginie aux deux sites mentionnés. En 2023, elle en a éliminé 80 à Saint-Bruno et 319 du côté de Boucherville. Le permis SEG octroyé par le ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs (MELCCFP) lui autorisait alors un prélèvement allant jusqu’à 500 cerfs. En fin d’année 2024, ce sont 191 bêtes qui ont été éliminées au parc national du Mont-Saint-Bruno et 96 autres aux Îles-de-Boucherville.
« Cette fois, l’objectif est d’atteindre le nombre de 400 prélèvements au total dans les deux parcs nationaux. La répartition peut varier en fonction des conditions de succès au moment de l’opération », précise le porte-parole.
Sécurité
L’opération de 2025 serait donc imminente, si elle n’est pas déjà réalisée. La Sépaq se fait avare de commentaires pour la sécurité des citoyens. « Comme à l’habitude, nous ne donnerons pas de détails sur le déroulement de l’opération pour des raisons de sécurité, rappelle Simon Boivin. L’opération, menée par une firme professionnelle, doit se dérouler en milieu périurbain et la sécurité publique demeure la priorité de la Sépaq. »
La Sépaq demande aux gens de respecter la signalisation installée en évidence dans les entrées des parcs nationaux.
Un bilan de l’opération sera fait lorsque celle-ci sera terminée.
À la fin de l’abattage de décembre 2024, M. Boivin avait indiqué qu’il était prévisible que d’autres opérations soient menées dans ces deux parcs nationaux au cours des années à venir pour compenser l’arrivée de nouvelles bêtes dans la région, par immigration ou encore avec les naissances du printemps.
En plus d’atténuer les effets négatifs du broutage excessif des cerfs sur le milieu naturel, le contrôle de population permet de lutter contre les risques accrus de maladie de Lyme, de collisions routières, de dommages aux propriétés avoisinantes et aux récoltes.
