Montérégie : la rage du raton laveur touche nos villes
La rage du raton laveur progresse rapidement en Montérégie. Saint-Bruno-de-Montarville, Saint-Basile-le-Grand et Sainte-Julie font partie de la liste des municipalités visées par la surveillance rehaussée en 2026.
« C’est un sujet intéressant. Il s’agit de la protection citoyenne, et non seulement celle des animaux, puisque nous parlons ici de rage », mentionne au journal Rich Chartrand.
En collaboration avec le ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs (MELCFFP), des cages ont été installées sur son terrain, à Saint-Basile-le-Grand.
L’opération de type « capturer-vacciner-relâcher » des animaux sauvages s’est déroulée du 8 au 21 juin. Les cages servaient à capturer pour ensuite vacciner des ratons laveurs contre la rage. Au moment d’écrire ces lignes, plus d’une soixantaine de cas ont été répertoriés depuis le début de l’année en Montérégie.
Les bêtes n’étaient pas relocalisées, seulement traitées contre la maladie, identifiées et relâchées. Les cages sur le terrain de M. Chartrand ont été retirées le 23 juin. « À ma connaissance, deux ratons ont été pris dans les cages pendant cette période. L’un d’eux s’était tellement débattu que sa cage avait été déplacée! » témoigne Rich Chartrand.
Quand on lui demande pourquoi le ministère de la Faune a utilisé son terrain pour déposer des cages, le Grandbasilois répond que des gens du gouvernement faisaient du porte-à-porte afin de demander des volontaires pour l’opération.
Cohabitation
« Ici, les ratons laveurs sont bien présents. Nous cohabitons tout près avec le parc du Ruisseau. Il y a beaucoup d’enfants. Il y a une piste cyclable près du boisé derrière lequel coule le ruisseau Massé », décrit-il.
Bien que l’opération soit maintenant terminée, selon lui, ça « vaut le coup » de garder la population à l’affût. « Je trouvais important de participer à l’opération afin de protéger les enfants qui viennent jouer au parc et aussi nos petits animaux domestiques. »
La sensibilisation de la Sépaq
Le journal a questionné la Société des établissements de plein air du Québec (Sépaq) à propos de la rage du raton laveur. Pour faire face à cette situation dans le parc national du Mont-Saint-Bruno, la Sépaq dispose des affiches de sensibilisation pour la population. « Cet affichage sensibilise les visiteurs à ne pas nourrir la faune en général pour qu’ils n’acquièrent pas l’habitude de s’approcher des humains », dit le porte-parole de la Sépaq, Simon Boivin.
Le MELCFFP installe aussi des avis sur le comportement à adopter avec les animaux qui pourraient être porteurs de la rage. La Sépaq accompagne le MELCCFP dans ses opérations de surveillance et de contrôle de la rage du raton.
Le 18 juin, le directeur de santé publique de la Montérégie, Dr David-Martin Milot, a tenu un point de presse à propos de la rage du raton laveur. Il se dit préoccupé face à la progression rapide de cette maladie sur le territoire. La rage est une maladie rare, mais toujours mortelle chez l’humain une fois les symptômes apparus. Il est donc essentiel d’éviter toute morsure ou tout contact avec un animal possiblement infecté.
Gestes à adopter pour prévenir la rage
La meilleure façon de réduire le risque demeure de limiter la propagation du virus chez les animaux. À cet égard, les directions de santé publique saluent les efforts déployés par le MELCFFP dans les opérations de surveillance et de contrôle de la rage du raton laveur.
Éviter tout contact avec les animaux sauvages ou domestiques inconnus, même s’ils semblent inoffensifs et en bonne santé, ou s’ils sont morts. Sensibiliser les enfants à ne pas approcher les animaux et à prévenir un adulte en cas de contact. En cas de morsure, de griffure ou de contact avec la salive de l’animal, laver immédiatement la plaie à l’eau et au savon pendant environ dix minutes, puis consulter rapidement un professionnel de la santé ou appeler le 811. Faire vacciner ses animaux de compagnie et vérifier régulièrement auprès d’un médecin vétérinaire que les rappels sont à jour. Signaler tout animal au comportement inhabituel ou trouvé mort en remplissant le formulaire en ligne ou en composant le 1 877 346-6763. Il est important de ne pas déplacer ni manipuler les animaux sauvages.
