Le sort des marmottes sur la 116

Quelque 80 arbres ont été abattus la semaine dernière le long de la route 116, entre Saint-Basile-le-Grand et McMasterville pour y construire a voie d’accès temporaire vers le chantier de Northvolt. Mais qui se préoccupe des marmottes sur ce terrain?

Le ministère des Transports et de la Mobilité durable (MTMD) a autorisé les travaux. Le CN a accordé la permission d’intervenir sur son terrain.

« La marmotte peut creuser un nouveau terrier rapidement. » – Ghizlane Behdaoui 

La marmotte

Toutefois, qu’en est-il du sort de la marmotte? La marmotte est aperçue le long de la route 116, entre Saint-Bruno-de-Montarville et McMasterville. Elle mange de l’herbe, se balade dans la pelouse et regarde les voitures défilées. Depuis l’arrivée du beau temps, elle est de retour sur la bande gazonnée sur laquelle des travaux seront effectués.

« La marmotte est une espèce opportuniste. Elle possède une grande capacité d’adaptation, notamment en milieu urbain, où les activités humaines ont modifié son habitat naturel. Les marmottes peuvent s’ajuster à des changements dans leur environnement », explique la porte-parole du ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs (MELCCFP), Ghizlane Behdaoui.

Selon le ministère, la marmotte est reconnue pour son habileté à creuser. « Lorsque son terrier est détruit ou que son environnement est perturbé, la marmotte peut creuser un nouveau terrier rapidement », répond Mme Behdaoui. 

Contrairement aux espèces désignées menacées et vulnérables qui peuvent fréquenter à diverses périodes de leur cycle de vie le terrain de Northvolt, il n’y a aucune mesure de mitigation spécifique prévue pour les marmottes. Le MELCCFP précise. « L’espèce n’est pas désignée menacée ou vulnérable. Elle s’adapte très bien à des changements d’habitat. »

D’après le MELCCFP, la marmotte commune est une espèce au statut de précarité de niveau 5. Soit le statut des espèces qui ne sont pas à risque d’extinction ou d’extirpation. Elle est commune et abondante sur le territoire provincial. « La marmotte se déplace aisément et est beaucoup moins impactée par ce genre de travaux et tire même profit de l’activité humaine. »

Le CN

Pour sa part, le CN a souligné sa collaboration avec la Ville de Saint-Basile-le-Grand à ce sujet. Une étude environnementale a aussi été réalisée. 

Une firme, mandatée par le CN, a procédé à la caractérisation du site. Elle a dénoté que 10 des arbres devant être abattus sont déjà morts et qu’aucune espèce à statut précaire ni composante environnementale sensible n’est présente. Aucune intervention ne sera effectuée en milieux humides.

Contacté par le journal Les Versants, le ministère des Transports et de la Mobilité durable nous a conseillés de communiquer avec le MELCCFP.   

Northvolt

De son côté, l’entreprise suédoise nous a répondu que ce dossier de relevait pas de Northvolt. « Ce n’est pas notre chantier [celui situé le long de la voie ferrée et de la 116], mais celui du bureau de projet établi par le gouvernement du Québec et les municipalités », déclare la porte-parole de Northvolt, Emmanuelle Rouillard-Moreau.  

Le journal a aussi donné le micro à Nature-Action Québec. Or, l’organisme a préféré ne pas commenter ce dossier.

Le Comité Action Citoyenne : projet Northvolt n’a pas répondu non plus.