Saint-Basile: le projet de reboisement de Northvolt 

Le projet de plantation d’arbres sur le site de Northvolt, à Saint-Basile-le-Grand et à McMasterville, serait toujours dans les plans. 

« L’entreprise va respecter l’ensemble de ses obligations environnementales, dont la replantation des arbres à statut », répond la conseillère principale Laurence Gagnon qui répond au nom de Northvolt.

Rappelons qu’en janvier 2024, le Centre de valorisation du bois urbain (CVBU) a été mandaté par Northvolt pour le déboisement de son site. La mission du CVBU était d’abattre plus de 8700 arbres vivants et quelque 5360 arbres morts répertoriés sur le terrain de Northvolt, situé à cheval entre Saint-Basile-le-Grand et McMasterville. Sur place, il y avait des frênes, des érables, des chênes, des peupliers, des résineux…

Plus de 20 000 arbres à planter

Le CVBU, un organisme de Saint-Bruno-de-Montarville, devait aussi s’occuper d’un projet de plantation d’arbres. Plus de 20 000, en fait, dont plusieurs « de calibre paysager », devaient être plantés après les travaux de déboisement.

Contacté par Les Versants, le codirecteur général du CVBU, Maxime Bourdeau, commente. « À la suite des abattages nécessaires à la préparation du terrain, Northvolt avait pris un engagement de replanter les arbres vivants abattus à un ratio d’environ 2,5 pour 1 pour lequel nous étions en charge de réaliser une proposition de projet de plantation », souligne M. Bourdeau.

Au moment d’écrire ces lignes, aucun arbre n’a été planté depuis. Toutefois, on nous dit que ce sera le cas. « L’entreprise replantera systématiquement un arbre à statut précaire, comme le caryer ovale ou le chêne bicolore, pour chaque arbre de ce type abattu », précise Laurence Gagnon. 

Maxime Bourdeau renchérit. « Même s’il était nécessaire d’attendre la fin des travaux préparatoires pour considérer planter sur le site, la planification du projet était en cours au CVBU. Le tout a été mis sur pause avec le ralentissement, puis l’arrêt du chantier », déplore-t-il. 

L’objectif était de faire croître les arbres sur le site même. « Nous pensons que ce sera possible, mais ce sera, à majorité, à replanter sur le terrain. Si nous manquons d’espace, le reste de la plantation sera réalisé à proximité », expliquait au journal Maxime Bourdeau, pendant les travaux de déboisement.

Dans les discussions

« Au-delà de cette obligation réglementaire, l’entreprise s’est engagée volontairement à replanter 2,5 arbres pour chaque arbre vivant abattu. Cet engagement fera l’objet de discussions avec le futur repreneur du projet », fait savoir Mme Gagnon.

Selon le codirecteur général du CVBU, certaines essences d’arbres à statut particulier, par exemple le caryer ovale ou le chêne bicolore, devront être remplacées à raison d’un ratio 1:1 dans le cadre des obligations environnementales. « Mais puisque le projet de plantation était volontaire de la part de Northvolt, nous ne pouvons qu’espérer que le repreneur du projet poursuive dans le même sens. Si c’est le cas, le CVBU sera prêt à poursuivre ce projet d’envergure avec intérêt », de conclure Maxime Bourdeau. 

Rappelons que les travaux ne reprendront pas sur le chantier de Northvolt à moins qu’un acheteur ne relance le projet.

Au mois d’août, Lyten, une entreprise basée aux États-Unis et spécialisée dans la fabrication de batteries, a fait l’acquisition des actifs de Northvolt en Suède et en Allemagne. Lyten a aussi manifesté un intérêt clair pour Northvolt Amérique du Nord.