Littérature : un peu de Saint-Bruno au Salon du livre de Montréal
Plusieurs auteurs de Saint-Bruno et des environs ont participé au Salon du livre de Montréal la semaine dernière.
L’évènement, qui se déroulait entre le 19 et le 23 novembre, accueillait des centaines d’auteurs et des milliers de participants. C’était l’occasion parfaite pour Caroline Auger, Maryse Pagé, Mélissa Perron, Clara Finzi et Samuel Champagne, cinq auteurs de Saint-Bruno et de la région, de rencontrer leur lectorat.
« C’est vraiment plaisant de voir nos lecteurs, de rencontrer des jeunes qui, parfois, ont déjà lu notre livre et qui nous reconnaissent », explique Caroline Auger, autrice de Saint-Bruno qui était au kiosque de Bayard Canada pour son livre #Skate. Elle y était aussi pour son roman Pendant que les arbres brûlent, aux éditions Leméac jeunesse.
Son livre, #Skate, obligatoire dans certaines écoles, lui a permis de rencontrer plusieurs jeunes qui en avaient déjà fait la lecture. L’autrice n’en était pas à sa première participation au Salon du livre de Montréal, qui remonte en 2018.
Maryse Pagé y était aussi. L’habituée du Salon du livre de Montréal, qui y a participé à plusieurs reprises depuis 2013, apprécie l’évènement pour aller à la rencontre des adolescents, mais aussi pour échanger avec les professeurs. « C’est toujours un petit velours quand ton livre arrive à entrer dans les écoles et que, par le bouche-à-oreille, il se fait lire par plus de classes », explique-t-elle.
L’autrice y faisait la promotion de son roman L’autre bout du monde, au kiosque Québec Amérique. Dans cette œuvre, elle aborde les relations toxiques et la violence conjugale lors d’une escapade routière entre Rouyn-Noranda et Cap-des-Rosiers.
Cette écrivaine de Saint-Bruno-de-Montarville a rédigé, notamment, Rap pour violoncelle seul (Leméac, 2020) et De son œil (Leméac, 2021).
Clara Finzy était à sa troisième participation au Salon du livre de Montréal. Le 22 octobre dernier, elle sortait son deuxième roman de sa trilogie, La menteuse de Malhela. « Dès l’ouverture, le salon était rempli. C’est bien agréable de voir tant de personnes se promener entre les rangées et célébrer la littérature d’ici. De mon côté, j’ai vendu plusieurs livres, je suis bien satisfaite. C’est toujours gratifiant quand quelqu’un décide que, dans les deux livres qu’il s’autorise à acheter pour tout le salon, il choisit le tien », raconte la jeune auteure de 18 ans. En avril dernier, elle a lancé le roman La Charmeuse de Malhela son deuxième roman. En octobre 2022, elle publiait Orbitium, entre la terre, l’eau et le feu. « J’ai discuté avec plusieurs avides lecteurs et ai moi-même récolté plusieurs suggestions de lecture. Comme toutes les autres fois, c’était une très belle expérience et j’ai bien hâte d’y retourner l’an prochain! »
Table ronde
Une longue file attendait Mélissa Perron, samedi après-midi, au kiosque KO Éditions. L’auteure venait de participer à une table ronde avec Ariane Beaudry et Stéphanie Deslauriers.
Cette discussion a permis de découvrir l’importance d’ouvrir la voie à de nouvelles manières d’habiter le monde. Mélissa Perron et Ariane Beaudry proposent des récits de diagnostic tardif, là où la neurodivergence se découvre au féminin, entre vertige et libération.
Au cours des échanges, les auteurs ont discuté de ce que représente être, pour la femme, neurodivergente. « C’est pour moi la normalité, je ne connais pas autre chose », raconte Mélissa Perron. Les trois femmes ont échangé sur leur vision personnelle quant à différents thèmes, comme l’errance médicale ou la parentalité neurodivergente.
Plusieurs dizaines de spectateurs se sont réunis à l’Espace Lis-moi MTL, dont certains debout, faute de sièges disponibles, pour assister à la conférence intitulée Neurodivergence au féminin.
Dans Femme caméléon, son cinquième roman, Mélissa Perron raconte la stupeur douce-amère d’un diagnostic enfin posé sur des années d’incompréhension, et le chemin vers l’acceptation d’une différence longtemps camouflée.
