Saint-Basile : une jeunesse de 25 ans pour La Butte

La Maison des jeunes La Butte, à Saint-Basile-le-Grand, souligne son 25e anniversaire. Une soirée retrouvailles est prévue le 18 octobre.  

« Pour une maison des jeunes, un 25e, c’est extraordinaire! C’est un bel accomplissement pour un organisme », mentionne le directeur général de La Butte, Martin Renaud. 

Pour cette maison des jeunes située sur la montée des Trinitaires, tout a commencé en 2000. Le bâtiment de La Butte était à l’origine un chalet de parc. La mission de l’organisme, elle, est d’accueillir « dans un milieu de vie dynamique et rassembleur » les ados âgés de 12 à 17 ans. « Des toilettes pour le parc des Trinitaires, précise Martin Renaud. Quand nous avons occupé les lieux, en novembre 2000, ça devait être temporaire, comme installation. Ce n’est pas planifié pour accueillir des gens en permanence. »

Or, l’organisme est encore sur place et les lieux ont peu changé avec le temps, mis à part quelques travaux et améliorations au fil des ans. 

Martin Renaud a endossé le rôle du directeur général de La Butte en janvier 2003. « C’est ma 22e année », dit-il fièrement. 

Une autre fierté qu’il se plaît à souligner, c’est que 20 % de la cinquantaine d’employés qui ont travaillé à La Butte l’ont d’abord fréquentée en tant qu’adolescents. « Ça veut dire que le cinquième des utilisateurs de nos services ont travaillé ici. Le sentiment d’appartenance, ça parle! » 

Adaptation et évolution

Quand on lui demande comment les adolescents ont évolué depuis 20 ans, il soutient qu’à travers les époques, les besoins des jeunes ne changent pas tellement. « À 12, 13, 14 ans, c’est la puberté. Ils viennent de vivre la transition du primaire au secondaire. Les ados veulent se sentir écoutés, respectés, appréciés. Ils vivent leurs premières relations », répond-il. 

L’arrivée du cellulaire a tout changé, estime Martin Renaud. « Avant l’arrivée des téléphones intelligents, les jeunes prenaient le téléphone au local pour socialiser et se donner des rendez-vous. Avec la sortie des premiers appareils, vers 2009, nous avons vu la dynamique changer, tant chez les jeunes qu’au sein de l’équipe de travail », se rappelle Martin Renaud.

Les premières années, une forme d’obnubilation causée par cette nouvelle technologie était observée. Les membres de la maison des jeunes ne savaient pas trop comment se positionner dans leurs interventions. Il n’y avait ni connaissances, ni études sur les bonnes pratiques à adopter.  

« C’est comme dans tout. Il y a du changement, une évolution. Quand je suis arrivé ici, il y avait un magnétoscope VHS. Nous avons eu un lecteur DVD. Aujourd’hui, ce sont les consoles de jeux. Il y a une adaptation », relate-t-il. 

D’après ses dires, les premiers cellulaires sont arrivés autour de 2009 à La Butte. Depuis, la société s’est repositionnée à propos de cet objet technologique. « Il y a des bienfaits, mais aussi des facteurs de risque. En tant qu’intervenants, nous avons eu à composer avec cela, l’éthique de l’utilisation du cellulaire », poursuit un Martin Renaud qui, au cours des dernières années, est retourné aux études pour un microprogramme de gestion en leadership et un certificat en action communautaire.

« Tu ne peux pas prétendre que tu sais comment ça fonctionne juste parce que ça fait longtemps que tu es là. Tu dois évoluer », analyse celui qui se dit encore heureux, motivé et comblé par l’équipe qui l’entoure.

Il ne se voit pas ailleurs qu’à la direction générale de La Butte. « Mon coeur est attaché à l’organisme. Même si je demeure à Beloeil, mon coeur est à Saint-Basile. »  

En progression

Au cours des 25 dernières années, la Maison des jeunes La Butte n’a jamais arrêté de se développer, affirme Martin Renaud. C’est un organisme reconnu. « La Butte a progressé dans toutes ses facettes, sa structure organisationnelle, sa politique interne, ses projets, ses activités, ses services… Ces 25 années de progression nous ont permis de développer notre crédibilité et notre notoriété auprès de la communauté », explique-t-il.  Il ne manque pas de rappeler fièrement l’honneur que La Butte s’est vu remettre dans la catégorie Organisme communautaire lors des prix Hommage bénévolat-Québec, le 18 avril 2023, à l’Assemblée nationale.

« Un beau témoignage de l’engagement de tous. »

Des célébrations

Pour souligner ce 25e anniversaire, La Butte prépare une soirée retrouvailles sur invitations, le 18 octobre, ainsi qu’une soirée reconnaissance des jeunes bénévoles, plus tard en décembre.  

Quand on lui demande quelle est la suite pour La Butte après 25 ans, celui qui a perdu son grand ami Jonathan Bussière à la suite d’un cancer, en juin 2021, répond que c’est de poursuivre la mission.

« Le grand défi, c’est de continuer à perpétrer que ça aille bien, de consolider l’équipe et le financement. Les services proposés, c’est aussi la continuité », précise-t-il