Saint-Basile-le-Grand: la friperie du Centre de bénévolat se déplace
Le 15 août prochain, à la résidence pour personnes âgées la Dauphinelle, le Centre de bénévolat de Saint-Basile-le-Grand déploiera pour la toute première fois sa friperie roulante.
Cette initiative provient d’une discussion entre le Centre de bénévolat et la résidence la Dauphinelle pour répondre aux besoins des résidents à petits prix. « Je suis fâchée que l’idée ne me soit pas venue d’emblée », lance à la blague la directrice du centre, Miriam Pomerleau. Si, au départ, l’objectif était d’accompagner un petit groupe de résidents dans la boutique, l’initiative s’est rapidement transformée.
« Ça peut convenir, dans ce cas-ci, aux personnes âgées, mais c’est d’abord une activité de rassemblement qui peut aussi se déployer dans des évènements plus familiaux. Ce service est modulable », explique Sophie Pelletier, nouvellement responsable de la friperie. Pour elle, la beauté derrière ce projet est d’amplifier l’économie circulaire en allant à la rencontre d’une plus grande portion de la communauté.
Un « heureux problème »
La générosité des citoyens est un « heureux problème » qui est bien reçu par le Centre de bénévolat de Saint-Basile, qui doit trouver des idées innovantes pour donner une seconde vie aux vêtements. « On ne veut surtout pas que les gens pensent que l’on a assez de vêtements. Si l’on a agrandi notre point de collecte des dons, c’est pour que les gens continuent d’être généreux », explique la directrice du centre. Pour répondre à l’offre, le centre a dû investir dans un conteneur pour la réception des dons en vêtements seulement, sacs fermés. Une trappe, sur chaque côté, a été aménagée pour y déposer vos sacs en tout temps. Et comme quoi tout a une deuxième vie dans cette friperie, les anciennes cloches de dons bleues sont au Bric à Brac dorénavant. Le tiers du conteneur a également été aménagé pour offrir au centre plus de possibilité de stockage, car les besoins d’espace sont criants pour continuer d’offrir les services à la population, qui en demande de plus en plus. Un autre beau problème qui semble réjouir la directrice et la responsable de la friperie.
Des trésors à trouver
Avec cette offre de vêtements, le centre reste constamment à la recherche de bénévoles qui ont à coeur l’entraide et qui souhaitent favoriser la dignité des bénéficiaires. « Nos bénévoles sont notre raison d’exister. Sans eux, rien de tout cela ne serait possible », explique Mme Pelletier.
Si la friperie vient en aide aux personnes et aux familles avec des besoins, la nouvelle responsable souhaite mettre de l’avant que ce service est ouvert à tous. « On souhaite aussi déprogrammer les idées préconçues que l’on peut se faire sur les friperies », mentionne-t-elle, assurant que dans la boutique se cachent des pépites. « On reçoit régulièrement des morceaux de vêtements de marque, d’autres neufs », explique Mme Pelletier. Une bénévole qui se chargeait du tri des vêtements au passage du journal a trouvé une robe, toujours avec l’étiquette de vente, qui valait plus de 200 $. Lors de la sélection, les vêtements troués ou en mauvais état ne seront pas jetés par le centre. Ces morceaux seront envoyés à l’entreprise Recytex, qui, à partir de vieux textiles, produit des fibres et des fils recyclés de qualité.
Une habitude nécessaire
« D’ici quelques années, magasiner en friperie deviendra nécessaire. Il y a beaucoup trop de vêtements jetés dans notre société », raconte Mme Pomerleau, pour qui cette action est positive à la fois pour le portefeuille des citoyens et pour l’environnement. Un bénévole, âgé de 19 ans seulement, trouve important de s’impliquer pour contrer la « fash-fashion » qu’il dénonce. Dans la boutique se trouvent aussi des vêtements pour tous les âges, goûts et genres. Parmi les clients, la responsable observe que des familles et des adolescents viennent sur place pour magasiner.
