Municipalité: se réchauffer en période de froid
À Saint-Bruno, en période de froid, les personnes en situation de précarité peuvent se réfugier dans les bâtiments municipaux durant leurs heures d’ouverture.
Il y a notamment la bibliothèque Georges-Brossard et le centre communautaire. « Il n’existe toutefois pas, à Saint-Bruno, d’autres lieux spécifiquement désignés comme refuges de jour », mentionne la porte-parole de la Ville, Manon Lacourse. Elle précise que la Ville demeure sensible à la situation des personnes vulnérables et reste disponible pour orienter toute personne vers les ressources appropriées, au besoin.
À Saint-Basile, en cas d’urgence, la Ville peut mettre en place diverses mesures, dont l’ouverture prolongée de certains bâtiments municipaux, pour assurer la sécurité de ses citoyens, explique Stéphanie Plamondon, porte-parole de la Ville. Elle ajoute que plusieurs organismes œuvrant sur le territoire peuvent également accompagner les gens dans le besoin.
« Avec le temps froid à venir, nous invitons, bien évidemment, les citoyennes et citoyens à porter attention à leur entourage et à faire preuve de solidarité », précise-t-elle.
Offrir du soutien
Pour traverser la période hivernale, l’organisme Mille et une rues mise principalement sur ses travailleurs de rue. Ces derniers œuvrent sur le territoire de la Vallée-du-Richelieu.
« Notre équipe maintient une présence active dans les milieux fréquentés par les personnes vulnérables afin d’offrir du soutien, de l’accompagnement et des références vers les ressources disponibles : les organismes communautaires d’hébergement d’urgence à Longueuil, à Saint-Hyacinthe et à Montréal », explique Mohamed Haouche, directeur de Mille et une rues.
Leur rôle est d’aider les personnes à maintenir leurs liens avec ces services et à trouver des solutions adaptées à leur situation.
Petite municipalité
La nouvelle ministre responsable des Services sociaux, Sonia Bélanger, veut alléger la bureaucratie associée aux services en itinérance. « Nous accueillons cette volonté positivement. Les enjeux diffèrent beaucoup d’une municipalité à l’autre, et une approche plus flexible pourrait permettre de mieux répondre aux besoins locaux », précise M. Haouche.
Il note toutefois que cela demanderait un soutien réel, tant financier que structurel, pour que les plus petites villes puissent développer des solutions concrètes aux citoyens.
« Les municipalités de plus petite taille font face à des défis importants en hiver : l’absence d’hébergement sur place, peu de lieux de réchauffement officiels, et des ressources communautaires aux capacités limitées », mentionne-t-il, alors que la collaboration étroite avec les partenaires régionaux est essentielle afin de ne laisser personne sans soutien.
