Venir en aide à la police

Les 17 municipalités couvertes par la RIPRSL, dont Saint-Basile-le-Grand et Sainte-Julie, ont adopté une résolution pour sensibiliser le gouvernement à l’iniquité du financement des corps policiers au Québec.

Les villes desservies par la RIPRSL réclament d’autres sources de revenus que les quotes-parts pour maintenir un service de qualité à la population. Selon la Régie de police, la Sûreté du Québec (SQ) est financée à 50 % par le gouvernement, tandis que les corps policiers municipaux ne reçoivent aucune aide financière. Plus encore, elles n’ont pas accès aux subventions pour la rénovation ou la construction de nouvelles infrastructures, ni pour faire face aux difficultés de recrutement.

« Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a une subvention de 45 millions de dollars pendant cinq ans. De notre côté, nous n’avons pas cette aide-là, et ça retombe à 100 % sur les épaules des municipalités », mentionne Mario Lemay, maire de Sainte-Julie et membre du conseil d’administration de la RIPRSL. Il ajoute « En plus de subventions, le SPVM et la SQ ont des priorités pour engager des policiers sortant de l’école. Ce qui ne laisse pas beaucoup de personnes pour combler les postes dans les autres services de police ».

« Cela pourrait aider à réduire le fardeau fiscal des villes qui font partie de la Régie. » – Mario Lemay

Les villes desservies par la RIPRSL demandent au gouvernement du Québec et au ministère de la Sécurité publique de regarder leur situation. « Notre régie couvre un très grand territoire, nous avons également plusieurs édifices à entretenir, à rénover, et ça coûte beaucoup d’argent. On demande au Ministère de regarder notre situation et de nous procurer une aide pour nos besoins futurs et actuels », confie M. Lemay. « On a de la difficulté à entretenir les immeubles, mais aussi à verser des salaires conséquents pour la rétention du personnel. Les policiers vont travailler dans les plus grands services de police puisqu’ils y sont mieux rémunérés », indique Yves Lessard, maire de Saint-Basile-le-Grand et membre du conseil d’administration de la RIPRSL.

Ni le maire de Sainte-Julie ni celui de Saint-Basile-le-Grand n’a souhaité divulguer le montant du soutien demandé au gouvernement.

Quote-part

Avec ce soutien, la Ville de Sainte-Julie espère alléger sa quote-part. « Cela pourrait aider à réduire le fardeau fiscal des villes qui font partie de la Régie de police. C’est un cri du cœur. On voit les données pour les prochaines années, ce sont des hausses importantes qui s’en viennent », précise le maire de Sainte-Julie. Pour ce qui est de Saint-Basile, on vise plutôt la stabilisation de la quote-part. « On ne va pas diminuer les quotes-parts telles qu’elles sont, mais freiner leurs augmentations », mentionne M. Lessard.

Rappelons que l’an dernier, la Régie de police avait demandé un supplément à la quote-part annuelle des villes pour absorber un déficit. La Ville de Saint-Basile-le-Grand avait accordé un montant supplémentaire de 279 495 $ et la Ville de Sainte-Julie, 363 521 $.

Régie de police

Selon la Fédération des policiers et policières municipaux du Québec (FPMQ), le gouvernement devrait offrir l’occasion aux villes de choisir le type de desserte policière qu’elles désirent et non se faire imposer cette décision pour des considérations financières. Une copie des résolutions a été envoyée au ministre de la Justice et député de Borduas, Simon Jolin-Barrette, au ministre de la Sécurité publique, François Bonnardel, et à la ministre des Affaires municipales et de l’Habitation, Andrée Laforest.