Saint-Basile: des offres pour le terrain de l’entreprise Northvolt jusqu’au printemps
C’est au printemps que l’on devrait connaître l’avenir du terrain situé à cheval entre Saint-Basile-le-Grand et McMasterville.
Dans une décision rendue quelques jours avant le congé des Fêtes, la juge Janet Michelin a autorisé le cabinet comptable Raymond Chabot à solliciter des acheteurs pour le terrain de 18,5 millions de pieds carrés.
Les acheteurs et les investisseurs potentiels intéressés à acquérir les actifs doivent soumettre une offre non contraignante au plus tard le 15 avril 2026.
Plus de valeur
Après l’abandon du projet Northvolt, qui avait débuté les travaux pour son usine à batteries en 2024, l’avenir du terrain demeure toujours inconnu. Celui-ci a toutefois pris de la valeur, comme l’assurait l’ancien maire, Yves Lessard, au moment de la cessation du projet. « Northvolt a mis en place des infrastructures de base, ils ont décontaminé le terrain », mentionnait le maire concernant les travaux effectués, en plus de la construction d’un accès temporaire sur la route 116.
Au début du mois de septembre dernier, Québec a décidé de retirer son financement à l’entreprise. Cette décision a mis fin au projet Northvolt, alors que les travaux continuaient d’avancer, notamment sur l’accès temporaire établi sur la route 116, qui permettra une circulation estimée à 1 645 véhicules par jour, un bassin de rétention complété à 70 %, un centre de soutien ayant la capacité d’accueillir 100 véhicules et offrant des alimentations électriques, un accès à la route 223 à McMasterville et à Saint-Basile-le-Grand, et un espace destiné à l’usine de 847 700pi².
En 2023, le terrain avait été vendu à Northvolt pour 240 M$. Aujourd’hui, il est évalué à 315 M$. En 2023, la municipalité a perçu la taxe de mutation de l’ordre de 5,9 millions de dollars de la part de Northvolt.
Suivi de près
Pour la région, l’avenir du terrain est suivi de très près, autant par la Ville de Saint-Basile-le-Grand que par la Chambre de commerce et d’industrie Vallée-du-Richelieu-Rouville (CCIVRR).
« Nous suivons de près l’évolution de la situation, car il en va de l’avenir d’un espace hautement stratégique pour le développement économique régional », mentionne Julie La Rochelle, présidente-directrice générale CCIVRR, dans un communiqué. Selon un sondage effectué par le CCIVRR en 2025, plus de 75 % des répondants ont exprimé que le site devait garder sa vocation industrielle. « Une vision que nous sommes nombreux et nombreuses à partager », précise Mme La Rochelle.
Elle avance que la Chambre de commerce et d’industrie agira en tant que partenaire collaboratif afin de faire de ce terrain unique un moteur de croissance économique formidable, localement et régionalement. « Il s’agit d’une opportunité exceptionnelle pour notre milieu des affaires et notre tissu économique. »
