Élections municipales: le portrait se dessine à Saint-Basile-le-Grand
À quelques jours du déclenchement de la campagne électorale municipale en vue des élections du 2 novembre, plusieurs candidats ont annoncé leur intérêt à titre de conseillers municipaux ou à la mairie de Saint-Basile-le-Grand.
« Il faut savoir arriver, et il faut savoir partir », confiait au journal Les Versants le maire sortant, Yves Lessard, lorsqu’il a validé qu’il ne solliciterait pas un troisième mandat à la mairie.
Le départ annoncé du politicien de 82 ans, et celui de l’élu municipal du district 6, Olivier Cameron-Chevrier, qui a aussi confirmé au journal qu’il ne se présentera pas pour quatre années supplémentaires, changeront la donne au conseil municipal de Saint-Basile-le-Grand.
« Après plusieurs mois de réflexion, j’ai décidé de ne pas me représenter pour un nouveau mandat. Depuis le début de ce mandat, j’ai eu deux enfants. Je veux dédier les prochaines années à ma famille. J’ai aussi quelques projets de carrière que je veux entamer. J’espère que mes citoyens ont apprécié mon service lors de mon mandat », déclare Olivier Cameron-Chevrier. Il évoque la densification, les finances de la Ville et l’avenir du terrain de Northvolt comme des dossiers à surveiller pour cette élection.
Une nouvelle alliance
Saint-Basile-le-Grand en mouvement / Alliance Kim Méthot a, jusqu’à ce jour, cinq candidats pour pourvoir les postes de conseillers municipaux et une candidate à la mairie. Kim Méthot est la seule candidate à la mairie connue au moment d’écrire ces lignes.
Marie-Ève Ménard se présente dans le district 1, Martin Leprohon dans le district 2, Philippe Guillot dans le district 3, Gabrielle Pelletier dans le district 4 et Sarah Saïdi, dans le district 6. Seul le district 5 n’a pas de candidat affilié avec Saint-Basile-le-Grand en mouvement.
District 1
Marie-Ève Ménard, Grandbasiloise depuis 18 ans, a travaillé pendant 20 ans comme éducatrice spécialisée, principalement à l’école de la Mosaïque pendant 10 ans en tant qu’intervenante et enseignante. Autrice de trois livres et mère de trois enfants, la candidate ne cache pas qu’elle a toujours eu de l’intérêt à s’impliquer pour améliorer sa ville. « J’ai Saint-Basile-le-Grand tatoué sur le cœur », mentionne-t-elle en entrevue avec le journal. Dans les dernières années, elle raconte s’être mobilisée pour faire agrandir l’école de la Mosaïque, que ses enfants ont fréquentée, et pour promouvoir l’implantation de jeux d’eau.
Pour Mme Ménard, se présenter comme candidate indépendante sous le regroupement de l’alliance Kim Méthot était une manière d’offrir aux Grandbasilois des conseillers unis par des valeurs communes avec des idées différentes. « Je ne voulais pas être brimée dans mon droit de m’exprimer derrière une ligne de parti. »
Laurie-Lyne Lallemand-Raymond est inscrite sur le site d’Élections Québec depuis quelques jours. Le journal était toujours en attente d’une réponse de la part de l’actuelle conseillère municipale du district 1 pour connaître ses intentions en vue des prochaines élections. Il est à noter que le dépôt officiel des candidatures aura lieu du 19 septembre au 3 octobre prochains.
District 3
Il était important pour Philippe Guillot de se présenter comme candidat indépendant. « Je voulais conserver ma liberté de choix. Si je ne suis pas d’accord, je veux pouvoir l’exprimer et on votera entre élus », mentionne-t-il. Il apprécie toutefois l’alliance qui s’est formée avec, selon son avis, des gens respectueux et à l’écoute des opinions d’autrui.
Le candidat du district 3 compte plus de 30 ans d’expérience en gestion et en gouvernance. Résident de Saint-Basile-le-Grand depuis près de 15 ans, il s’est rapidement impliqué dans la vie communautaire et citoyenne de la ville. Ce père de cinq enfants et grand-père de cinq petites-filles est expert en gestion des coopératives d’habitation. La crise du logement est, par ailleurs, un cheval de bataille en particulier qui l’a incité à faire le saut en politique municipale cette année.
District 6
Sarah Saïdi, originaire de Sherbrooke, habite Saint-Basile depuis 2018. Étudiante au doctorat à l’Université du Québec à Montréal en communication, elle travaille comme chargée de cours à l’Université de Sherbrooke et comme conseillère en communication dans le monde municipal. Elle se spécialise dans les dossiers d’environnement et d’urbanisme. À ce titre, elle a participé à la rédaction et à la diffusion du Plan climat de la Ville de Mont-Saint-Hilaire. « Autant comme adulte que comme parent, je trouve que c’est important d’agir concrètement pour accélérer les choses », mentionne-t-elle à propos des enjeux environnementaux.
Elle s’est également présentée aux élections de 2021 pour être conseillère municipale du district 6. Pour la candidate, se présenter comme indépendante sous une alliance est très motivant et efficace comme manière de travailler. « Nous sommes tous des candidats avec des valeurs communes et très complémentaires. Ça permet l’émergence de nouvelles idées auxquelles une personne n’aurait pas pensé seule pour le bien des citoyens », précise Mme Saïdi.
Denis Vézina et Guy Lacroix
Les deux élus qui affichent le plus d’expérience au sein du conseil, mis à part le maire Lessard, sont Guy Lacroix, au district 5, et Denis Vézina, au district 3. Tous les deux ont confirmé au journal qu’ils sollicitent un autre mandat pour 2025-2029. Or, leurs intentions ne sont pas encore claires. « Je vais me présenter, mais je ne suis pas encore prêt à annoncer à quel poste », répond Denis Vézina.
Le nom de Guy Lacroix apparaît déjà dans la section « Personnes autorisées à recueillir des dons et effectuer des dépenses » du site d’Élections Québec. Le flou demeure toutefois à savoir si celui-ci souhaite revenir dans son district ou s’il vise le siège que laissera vacant Yves Lessard. « Je réfléchis encore », dit-il.
